Qui suis-je ?

Je ne suis ni amoureuse de la nature ni extrémiste, je m’engage simplement à suivre mes convictions.

Lorsque l’on parle d’un végétarien ou mieux encore, d’un végétalien, voire même d’un vegan, il s’agit tout simplement d’un omnivore informé, comme peut le souligner la citation d’Emily Moran Barwick : « Je n’échangerai jamais la douleur de ma prise de conscience contre le confort du déni. ».

Généralement, on ne choisit pas ce style de vie par un amour inconditionnel des carottes ou en comptant donner le droit de vote aux poules mais uniquement par l’envie que le monde soit plus juste.

Eliane

Mangeuse de graines professionnelle

Photo: Posetime Studio – http://www.posetime.ch/

Comment mais surtout…pourquoi ?

Végétarisme

En août 2014, je suis devenue végétarienne à la suite du visionnage du documentaire « We feed the world ».

A 15 ans seulement, je me battais contre les traditions familiales et communautaires en matière de régime alimentaire et de mode de vie. Il s’agissait de ma première révolution, ma révolte ou comme certains préféraient la nommer comme une lubie de l’adolescence, une crise passagère. Malheureusement pour eux, ce n’est pas devenu une fantaisie éphémère mais de nouvelles valeurs qui émergeaient. Il m’était devenu insupportable de fermer les yeux aux diverses pratiques barbares entretenues aujourd’hui, pour plaire à la société.

Végétalisme

Le 1er janvier 2016, j’ai pris comme résolution de passer d’un régime excluant la chair animale à un mode d’alimentation entièrement végétale pour des raisons éthiques.

Véganisme

Puis en rédigeant un dossier dans le cadre de mes études, je me suis rendu compte que le végétalisme n’était plus suffisamment adéquat à mes convictions, dès lors, j’ai effectué la transition pour être, du haut de mes 17 ans, végane.

Je le suis devenue car j’ai réalisé que je participais consciemment et volontairement à l’exploitation et à la mort d’êtres innocents par mon mode de vie. Je considère qu’ils ne sont pas ma propriété et j’ai réalisé qu’en consommant les produits de l’industrie animalière, je payais les autres à faire un travail que je n’aurais jamais été capable d’entreprendre. En modifiant mon mode d’alimentation puis mon style de vie, je me suis bien rendu compte que mon choix n’allait pas changer le monde mais ce dont je suis sûre, c’est que je ne voulais pas y contribuer.

La citation suivante représente bien ma pensée : « La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser. » Emile Zola

Et aujourd’hui, en 2019 ?

Je ne suis pas la parfaite végane et ne cherche pas à le devenir. Je ne suis ni activiste, ni extrémiste mais j’essaie de composer avec mon savoir, mes envies et mes valeurs. Il m’arrive parfois de manger des oeufs ou des produits laitiers à l’extérieur mais je fais au mieux pour correspondre à mes convictions et cuisine exclusivement végétalien.